Information générale, pas un diagnostic Méthode et limites

DossierComprendre et prévenir

One Health : relier les santés humaine, animale et environnementale

La santé humaine dépend de celle des animaux, des végétaux et des écosystèmes. L’approche One Health relie les métiers et les données pour détecter plus tôt les risques, choisir des mesures adaptées et éviter que chaque secteur travaille isolément.

Vétérinaire, spécialiste de l’environnement et professionnelle de santé échangeant près d’une zone humide
Les données de terrain prennent davantage de sens lorsqu’elles sont comparées entre secteurs et interprétées localement.

EssentielRéponse courte

À retenir

Les repères de départ

One Health est une méthode de coopération entre santé humaine, santé animale, santé végétale et environnement. Elle sert notamment à comprendre les zoonoses, la résistance aux antimicrobiens, la sécurité des aliments et les effets des changements environnementaux. Elle n’affirme pas qu’un signal isolé annonce une épidémie.

Approfondir ↓

01Repères

Quatre regards sur un même événement

Un signal biologique peut apparaître dans plusieurs milieux. Chaque source décrit une partie du problème ; leur rapprochement aide à formuler les bonnes questions.

Surveillance humaine

Les professionnels de santé et laboratoires décrivent les symptômes, diagnostics, hospitalisations et groupes touchés.

Santé animale et végétale

Les services vétérinaires et phytosanitaires suivent les espèces, élevages, faune sauvage, cultures et mouvements d’animaux ou de produits.

Milieux et expositions

L’eau, les sols, les vecteurs, les usages du territoire et les conditions de travail modifient les possibilités d’exposition.

Décision publique

Les autorités croisent les données et leurs incertitudes avant de définir des mesures proportionnées au territoire.

02Repères

Quand cette approche est utile

La coopération est particulièrement utile lorsqu’une seule source ne suffit pas à comprendre la transmission ou les effets d’une mesure.

Zoonoses

Comparer les observations humaines et animales, puis préciser les contacts réels avant d’attribuer une source.

Résistance aux antimicrobiens

Suivre l’usage et la résistance en médecine humaine, vétérinaire, agriculture et environnement.

Eau et alimentation

Relier la qualité des milieux, la production, la distribution et les cas humains documentés.

Vecteurs

Mettre en regard les moustiques ou tiques observés, le climat, les déplacements et les cas confirmés.

03Repères

Lire un signal sans surinterpréter

La présence d’un agent dans l’environnement ne démontre pas à elle seule une transmission vers l’humain.

Vérifier la mesure

Quelle méthode a été utilisée ? Sur quelle période ? Un résultat a-t-il été confirmé ?

Préciser l’exposition

Qui peut être exposé, par quelle voie, combien de temps et avec quelles protections ?

Comparer les séries

Une tendance répétée et cohérente est plus informative qu’un point isolé.

Suivre l’autorité compétente

Les consignes opérationnelles viennent de la santé publique, des services vétérinaires ou des autorités locales selon le sujet.

QuestionsPrécisions

Questions fréquentes

One Health concerne-t-il seulement les zoonoses ?

Non. L’approche couvre aussi l’antibiorésistance, la sécurité alimentaire, l’eau, la santé végétale et les effets des écosystèmes sur la santé.

Un résultat positif dans l’environnement signifie-t-il un danger immédiat ?

Pas nécessairement. Il faut vérifier la méthode, l’agent, la voie d’exposition possible, la quantité, la répétition du signal et les données humaines ou animales disponibles.

Sources institutionnelles

Les sources externes peuvent évoluer. Vérifiez leur date et les consignes applicables à votre territoire.

Références pour approfondir

Ces publications permettent de vérifier les notions abordées. Pour les fiches maladies et les ressources de l’annuaire, la source est indiquée sur chaque fiche.

Références consultées le . Méthode et périmètre de vérification.